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La sonnerie d’alarme retentit à la Sonatel : menaces sur la distribution
| 2013-02-06 | 10:04

Un téléphone qui sonne, exige une réponse. Mais, il semblerait que les responsables de la Sonatel, font la sourde oreille face aux multiples appels de détresse que 16 distributeurs des factures de téléphones fixes, licenciés par Modela, émettent depuis 2 mois. Ces derniers, las d’attendre une réponse au bout du fil menacent de perturber la distribution des factures de la Sonatel  dans tout le pays à la fin du mois de février.

Seize distributeurs  de factures  des téléphones fixes de la Sonatel, licenciés par Modela, menacent de perturber la distribution des factures à la fin du mois de février. C’est le premier acte de la lutte qu’ils comptent mener  contre la société Modela et son directeur Lamana Camara.  «Si on ne règle pas notre situation, nous allons perturber la distribution des factures  de la Sonatel dans tout le pays. Et les Sénégalais ne recevront pas leurs factures à la fin du mois de février», tonne  Toumany Cissé porte-parole des 16 distributeurs en chômage depuis 2 mois. Selon Toumany Cissé, ils sont victimes d’une injustice orchestrée par Lamana Camara, directeur de la société Modela. Il raconte : «Quand nous avons constaté que les prélèvements que Lamana Camara effectués sur nos revenus n’étaient pas reversés ni au niveau de l’IPRES, ni  au niveau de la Caisse de Sécurité Sociale, nous lui avons demandé où est ce qu’il mettait notre argent ?  Face à nos revendications, sa réponse a  été sans pitié, car il a usé de son pouvoir, pour nous mettre à la rue». Un licenciement jugé abusif par ces ex- distributeurs. «C’est le 10 décembre 2012 que nous avons été interdits d’entrée dans les sites de la Sonatel. Et ce sont des vigiles qui nous ont annoncés la mauvaise nouvelle. Nous nous sommes retrouvés du jour au lendemain sans travail», déplore Toumany C. Pour ces distributeurs,  qui sont déjà en procédure judiciaire contre M. Lamana Camara, la lutte sera sans merci car ils ne vont pas se laisser faire, après 20 ans de bons et loyaux services rendus à la Sonatel. C’est pourquoi, ils lancent encore une fois un appel aux responsables de la société qui font la sourde oreille devant une injustice pareille. Toumany déclare : «Nous avons adressé des correspondances à Cheikh Tidiane Mbaye ancien directeur  de la Sonatel  et à Dieyli Ndaw, le directeur des ventes et services. Ces courriers sont restés lettre morte.  Car, jusqu’au moment où je vous parle, aucun responsable  ne nous a reçus». Et d’ajouter : «On comprend l’inertie de ces derniers parce qu’ils trouvent leurs intérêts dans cette affaire. Modela est une entreprise créée par des retraités de la Sonatel.  C’est Cheikh Tidiane Mbaye qui a octroyé le marché de la distribution des factures des téléphones fixes à Modela sans appel d’offre. Un marché de gré à gré après avoir tordu la main à la Poste». Très remontés contre ces grosses «touches» qui sont sur la touche et qui font marcher la boite, ces ex-distributeurs composent le numéro du nouveau directeur pour rentrer dans leur droit, mais pour l’instant le téléphone sonne, et personne ne décroche. Les  factures du mois de février risquent de faire du surplace.

 Les dessous des licenciements

Après 20 ans de loyaux services et d’acquis, 16 distributeurs de factures des téléphones fixes de la Sonatel  augmentent depuis le 10 décembre 2012 le nombre des chômeurs dans le pays. Le Pays au quotidien revient sur le parcours de ces hommes dont le statut est remodelé par Modela.

Distributeurs des factures de téléphones fixes, un statut social pas comme les autres. Tous les 2 mois, nous recevons nos factures de téléphones fixes des mains de ces hommes qui arpentent les rues de nos quartiers en faisant du porte - à - porte. Parfois sous le chaud soleil de midi ou sous la pluie. C’est en 1993 que la Sonatel a recruté ces hommes pour acheminer les factures auprès de ses clients. Et ils étaient payés en fonction du nombre de factures distribuées. Et une facture acheminée à bon port rapportait 15 Fcfa au début. Pour avoir un salaire de 100.000 Fcfa, il fallait frapper à la porte de 6667 maisons.  Ils ont travaillé pendant des années sans couverture sociale ni assurance. C’est après avoir abattu un travail remarquable, que ces distributeurs ont reçu les félicitations de la Direction de la Sonatel, avant d’être redéployés à la GDG. Une société qui avait signé un contrat intérimaire de 2 ans  avec la Sonatel. Ils signent un contrat à durée déterminé qui leur permet d’avoir des acquis par rapport à leurs revendications. Toumany Cissé affirme : «Nos revendications ont été prises en compte par GDG. Grâce au contrat à durée déterminé, nous avons obtenu des acquis tels que l’indemnité de transport, l’IPM, la Caisse de sécurité sociale, l’IPRES entre autres».

Le prix de la facture livrée augmente considérablement et est fixé à 100 Fcfa en zone urbaine et à 125 Fcfa, en zone non loties. Maintenant, il faut livrer 1000 factures en zone urbaine pour avoir un salaire de 100 000 Fcfa. Un acquis considérable. A la fin du contrat de GDG, quelques anciens de la Sonatel créent une société appelé Modela à qui l’ex-directeur de la Sonatel en l’occurrence Cheikh Tidiane Mbaye va octroyer le marché de la distribution des factures des téléphones fixes de la Sonatel sur la base d’un marché de gré à gré. Alassane Sow un des  distributeurs explique : «Des anciens retraités de la Sonatel ont créé cette société (Modela) et Cheikh Tidiane Mbaye a attribué le marché de distribution à la dite entreprise sans avis d’appel d’offres. Ainsi, 236 distributeurs se retrouvent sous la direction de Lamana Camara, directeur de Modela». Du contrat à durée déterminée, les distributeurs passent au contrat à durée indéterminée et bénéficient de prêts au niveau de la BICIS et de la SGBS. Pensant que les années de galère étaient derrière eux, les distributeurs seront surpris de constater que Modela effectue des ponctions sur les acquis obtenus  après des années de lutte, pour améliorer leurs conditions de travail et d’existence. Modela arrête le payement de l’indemnité de transport de 16 500 Fcfa. Et si on s’amuse à faire le calcul, on se retrouve avec la somme de 3.849.000 Fcfa. Dans quelle poche tombe cet argent encaissé ? Une question qui va inciter les distributeurs à vérifier si les prélèvements qui sont effectués sur leurs salaires sont  reversés dans les cotisations sociales. Grande a été leur surprise quand l’IPRES, l’IPM, la CSS (Caisse de sécurité sociale) leur ont signifié que Modela n’a jamais versé de  cotisations. Où sont passés les 5% que la société prélève sur les salaires de ses distributeurs ? Pour la direction, c’est la question de trop. Il faut liquider les faiseurs de troubles. C’est ainsi que 16 distributeurs ont été licenciés. Joint par nos soins le directeur nous a fixés rendez-vous chez lui, le samedi avant de se rétracter. Malgré nos rappels qui sont restés vains. Pour toute réaction, nos colonnes lui sont ouvertes. 

BOUBACAR BADJI

Le Pays au Quotidien

Commentaire de Lamine | 2013-02-06

Boubacar en lisant votre article on a l'impression que c'est la Sonatel qui emploie ces gens qui ont perdu leur travail. Je ne cautionne pas les agissements de leur direction si les faits sont avérés mais de là à affirmer que la Sonatel met au chomage 16 pères de famille est un mensonge et "Le Pays" ne doit pas entré dans ce jeu. Il faut informer juste er relater les faits rééls. MoDELA est prestataire de service pour la Sonatel comme l'est plus de 600 entreprises au Sénégal. Dire que Sonatel a tourdu la main à la poste aussi est faux, des royaltis sont reversés pour chaque facture distribué. J'aime bien votre journal mais vous aimez trop attaquer la Sonatel et de façon pas catho. Merci

Commentaire de Lamine | 2013-02-06

Maintenant sagissant de ces dirigeants de MODELA,je pense qu'une plainte doit être déposée pour voir s'ils ont fraudé ou pas. Ces retraités doivent aller se reposer au lieu de vouloir bouffer l'argent de la Sonatel jusqu'à leur mort, "nitt dafay doylou"

Commentaire de Massata transitaire | 2013-02-06

même article lu dans Walfadjri du lundi ,, arrêtez le copier coller ,

Commentaire de kasse | 2013-02-06

c'est tres triste et domage de voir que l'esclavage existe encore dans notre pays.un pays indépendant depuis plus de 50 ans. il est temps que les responsables endossent leurs responssabilités

Commentaire de kasse | 2013-02-06

on parle d'audits au sénégal et tous les sénégalais sez valent je pense qu'il faut auditer cette histoire de marché gré a gré.

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