Neuf personnes dont deux Sénégalais auraient été exécutées en Gambie dans la nuit du jeudi à vendredi, informe radio France internationale (RFI) qui cite Amnesty internationale.
Yaya Jammeh passe ainsi à la vitesse supérieure. Le jour de la fête de l’Aïd-el Fitr, le président gambien avait annoncé sa décision de faire exécuter, à la mi-septembre, une cinquantaine de personnes condamnées à mort dans son pays. Parmi les victimes, se trouvent des Sénégalais, des Maliens… selon l’agence de presse ouestaf.com.
Les associations des droits de l’homme ont réagi en demandant au président gambien de reconsidérer sa position.
«C’est un choc. C’est un grand pas en arrière de la part de la Gambie qui n’avait pas exécuté depuis un quart de siècle », a regretté une représentante d’Amnesty internationale sur les ondes de la RFI. Amnesty International dit tenir cette information de sources crédibles mais sur place en Gambie, les autorités ne la confirment pas.
Cette probable exécution intervient alors que le président béninois, Boni Yayi, président en exercice de l’Union africaine, a dépêché récemment son ministre des Affaires étrangères, Nassirou Arifari Bako à Banjul, pour discuter avec les autorités gambiennes, et leur demandé de renoncer à ce projet d’exécution.
FREDERIC ATAYODI








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